Ces deux petits mortiers, taillés dans un onyx aux teintes d'ombre,
semblent avoir été façonnés pour les gestes discrets
et les intentions murmurées.
Leur pierre douce et mate capte la lumière sans jamais l'exhiber.
Elle invite à ralentir, à se retirer du bruit,
à travailler là où l'on ne regarde pas toujours :
dans l'intime, le subtil, le profond.
Ils accueillent les poudres, les résines, les pétales sombres,
les mélanges de protection, de transformation, de recentrage.
Ici, rien n'est brusqué.
On écrase lentement,
on mélange avec conscience,
on laisse l'intention infuser.
Ces mortiers sont faits pour les rituels d'ancrage,
les travaux d'ombre douce,les passages intérieurs
où l'on transmute sans violence.
Deux formes, une même vibration :
celle de la pierre qui sait garder les secrets et soutenir les renaissances silencieuses.